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Travail en hauteur : Stop aux accidents !

Dernière mise à jour : 27 nov. 2023

En dépit des efforts déployés, depuis de nombreuses années, afin d’identifier, évaluer et prévenir les risques auxquels les travailleurs sont exposés, de nombreux défis restent à relever.


L’un des principaux étant est la sensibilisation des employeurs à l’importance de la prévention. Ceux-ci peuvent voir la prévention comme une contrainte et non comme une nécessité.

Alors que pourtant, protéger la santé et la sécurité des travailleurs. Travailler à l’amélioration de leur bien-être et leurs conditions de travail et contribue à la performance de l’entreprise.


Nous devons faire notre possible quotidiennement afin de changer ces perceptions d’un autre âge et remettre les accidents graves et mortels au centre de leurs préoccupations.


Des échafaudages sans travailleur dessus et un gros texte avertissant que chaque jours, 2 personnes meurent au travail
Affiche de la campagne sécurité au travail de 2023

Savoir définir les causes d’accidents de chutes en hauteur


La chute de hauteur se caractérise par l’existence d’une dénivellation par opposition à la chute de plain-pied. Il s’agit des chutes subies par les personnes situées en élévation (toitures, élévateurs, escabeaux, marchepied, etc.) ou en bordure d’une ouverture dans le sol (tranchées, fosses, etc.).

Les accidents de chute de hauteur sont majoritairement de trois natures :

  • Chute à travers un toit dont le matériau est fragile ;


  • Chutes dans le vide sur les extérieurs ;


  • Chute dans un trou, d’une trémie ou d’une fenêtre ou encore dans un escalier.


Parmi les principales causes des chutes de hauteur, on relève :

  • L’absence de protections collectives (échafaudage, plateformes sans garde-corps, etc.) 


  • L’absence de protections individuelles (tels que des harnais antichute) 


  • Un dispositif de protection défectueux ou mal utilisé (point d’ancrage non conforme par exemple).


Tous les corps de métiers sont concernés par les chutes en hauteur


Aussi bien les charpentiers et les couvreurs que les électriciens, les maçons, les peintres ou les plaquistes sont maintenant appelés à travailler en hauteur. Elles représentent l'une des principales causes d’accidents mortels sur les chantiers.



Le risque de chute en hauteur en quelques chiffres :


Chaque année, 10 % des accidents du travail sont dus aux chutes de hauteur.

Les chutes de hauteur représentent la troisième cause d’accidents du travail occasionnant un arrêt de plus de trois jours avec ou sans incapacité permanente et des journées de travail perdues par incapacité temporaire (selon la classification SEAT utilisée par la Cnam depuis 2013) et la deuxième cause de décès.


Dans le BTP, c’est le deuxième poste en nombre d’accidents du travail, pour les arrêts avec incapacité et pour le nombre de journées perdues, le premier pour les décès.


Part du BTP dans les décisions d’arrêt de travaux liées à un risque de chute de hauteur.


3 647 arrêts de travaux ont été décidés par l'Inspection du travail en 2021, dont 3 314 (91 %) dans le secteur du BTP.


Sur le premier semestre 2022, 2 134 arrêts de travaux ont été ordonnés, dont 1 935 sans le secteur du BTP.



Assurer la sécurité du travailleur, une responsabilité de l’employeur

Au sujet de la responsabilité de l’employeur, voici ce que dit le ministère du Travail dans sa nouvelle campagne de prévention :


L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité des travailleurs. Il a l’obligation légale de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur sécurité et protéger leur santé physique et mentale. Ces mesures doivent toujours être adaptées à l’évolution des circonstances et s’articulent autour de trois principaux axes :

  • Des actions de prévention des risques professionnels ;

  • Des actions d’information et de formation ;

  • La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.



La réforme de septembre :


Ce 25 septembre 2023, le ministère du Travail a présenté une campagne de communication choc autour des accidents du travail graves et mortels.


C'est "la première fois que les accidents du travail font l'objet d'une campagne de communication", souligne le ministre Olivier Dussopt.


Le but : "interpeller l'ensemble des publics concernés, avec un même message qui rend tous les acteurs solidaires d'un changement de comportement pour que chacun se reconnaisse dans les situations qui sont présentées"


RAPPEL :


Article L4141-1

Version en vigueur depuis le 18 avril 2013 modifiée par LOI n° 2013-316 du 16 avril 2013 - art. 9 :


L'employeur organise et dispense une information des travailleurs sur les risques pour la santé et la sécurité et les mesures prises pour y remédier.

Il organise et dispense également une information des travailleurs sur les risques que peuvent faire peser sur la santé publique ou l'environnement les produits ou procédés de fabrication utilisés ou mis en œuvre par l'établissement ainsi que sur les mesures prises pour y remédier.


Se former au travail en hauteur pour se protéger de risques parfois mortels


La responsabilité des employeurs, mise en lumière par le ministère du Travail, prend une nouvelle dimension avec la récente campagne de communication visant à provoquer un changement de comportement.


Il est impératif que chaque acteur, qu'il soit employeur, travailleur ou formateur, s'engage pleinement dans cette quête commune de sécurité sur les chantiers.


Nous devons continuer à communiquer et encourager à la prévention, l'information et la formation, tout en mettant en œuvre des moyens adaptés, nous pouvons aspirer à inverser la tendance des accidents du travail graves et mortels.








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